L’association

En 2005, Caap Afrika, jeune ONG Monégasque, a pu parvenir à redonner la station debout, à un enfant Sénégalais de 10 ans, trop tôt condamné à la chaise roulante par ses médecins. L’argent recueilli a permis d’opérer, puis de rééduquer cet enfant afin qu’il retrouve son autonomie et sa dignité.
Les cas comme celui de ce petit garçon sont innombrables en Afrique, car plus encore que le matériel, ce sont les praticiens compétents qui font défaut.
Au Niger par exemple, 3 chirurgiens orthopédistes pour 15 millions d’habitants…Des milliers d’estropiés en attente d’une intervention chirurgicale.
Alors pour ne pas sombrer dans un sentimentalisme primaire, Caap Afrika a utilisé l’expérience de cinq années de missions chirurgicales au Niger, pour identifier les besoins de ce pays en matière de séquelles traumatologiques, et tenter de trouver des solutions pratiques, pragmatiques, et efficaces.

Pour résumer le nouveau Challenge de Caap Afrika, un mot : Formation.

Nous allons pendant cinq ans, donner les moyens à des internes nigériens, formés en chirurgie générale, de prendre en charge correctement les patients accidentés qui affluent sans cesse à l’Hôpital National de Niamey.
Chacun des candidats, devra suivre, pendant une année, à Monaco et dans des CHU Français, un module de formation chirurgicale intensive, sanctionné par un diplôme universitaire. L’originalité de cette action tient surtout au fait que, non seulement l’enseignement dispensé sera « sur mesure », en tenant compte des besoins constatés dans le pays de l’étudiant, mais il sera prolongé, pendant au moins quatre années, par un système de téléenseignement via Internet (vidéoconférences, staffs, aide à la décision thérapeutique…) et par des évaluations sur place, au cours des missions de soins organisées parallèlement par la Croix Rouge Monégasque et par la Fondation Princesse Grace. 
Pour que ce projet aboutisse, il nous faut les moyens de le mener à bien. Faire voyager les étudiants, leur octroyer une bourse-contrat, les inscrire aux diplômes de spécialité (microchirurgie, chirurgie réparatrice de la main…), permettre les moyens techniques de communiquer avec leurs référents en Principauté, et assurer la pérennité du système par un entretien permanent des connaissances. 
Parallèlement, les moyens technologiques mis en place pour la réalisation des missions d’assistance chirurgicale pourront être utilisés à bon escient , et seront par conséquent, plus rapidement rentabilisés.
Afin de bâtir les fondations d’une structure financière solide, Caap Afrika a entrepris des actions que nous espérons positives. Tous les volontaires de cette association, issus d’horizons différents, enrichissent le groupe par des compétences particulières dans des domaines variés. Grâce aux efforts de tous, nous tenterons de mener à bien un projet utile et concret, inscrit dans la durée.